Vue du village de Saint-FabienSaint-Fabien sur merVillage de Saint-Fabien au Bas-Saint-LaurentSaint-Fabien sur mer

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Saint-Fabien est une municipalité canadienne d'environ 2 000 habitants située dans la municipalité régionale de comté de Rimouski-Neigette au Bas-Saint-Laurent le long du fleuve Saint-Laurent dans l'Est du Québec.
 

Son territoire couvre une superficie de 128 km carrés. Saint-Fabien est traversée par la route provinciale 132 qui fait le tour de la péninsule gaspésienne. L'agriculture est la principale activité économique de la municipalité. Près d'une quarantaine de fermes exploitent 4 400 hectares de sol.

Scieries

 

 

Scierie de Monsieur Élisée Michaud construite en 1891 par Étienne Michaud. Elle fût la proie des flammes en en 1942. Construite en 1942 par Monsieur Élisée Michaud . Vendue en 1955 à Fortin & Vaillancourt. Récupérée en 1958 par Monsieur Élisée Michaud et revendue à Monsieur Martin Dionne et fermée en 1975. Elle était située sur le versant nord de la rivière Sud-ouest.

 

La première scierie, qui résista un demi-siècle aux risques omniprésents d'incendie, fut celle construite par Monsieur Étienne Michaud, en 1891. Aidé de ses fils, Achille, Théophile et Gonzague, cette scierie opérait sous la raison sociale de "Michaud et frères". Finalement, Monsieur Achille Michaud en devint l'unique propriétaire.


La scieure de bois et les résidus ligneux servaient à alimenter l'impressionnante fournaise de la bouilloire cylindrique de cinq mètres de long par deux mètres de diamètre. Une immense cheminée de trente mètres de hauteur aspirait la fumée dégagée par la combustion. Un système d'injecteurs contrôlait le niveau d'eau de la bouilloire, eau qui était pompée directement de la rivière. Un conduit de quinze centimètres amenait la vapeur à un moteur à piston unique d'une puissance de 150 c.v. Un système compliqué de courroies et de poulies aux différents diamètres calculés avec précision et sis dans la cave du bâtiment en bois, actionnait la machinerie à scies circulaires située à l'étage supérieur.

 

Le débitage du bois se faisait à l'aide d'un chariot monté sur rail et pourvu de crochets pour maintenir les billes en place. Un système d'embrayage entraînait le chariot vers la grande scie à dents rapportées, qui au contact de la bille, émettait un bruit fort strident. À l'aide d'un bras de levier, le scieur ramenait le tronc à l'épaisseur nécessaire pour obtenir soit la planche ou le madrier, sans omettre de calculer l'épaisseur du trait de scie d'environ 9/32 de pouce. Cette opération s'exécutait sur les exigences du client, soit les cultivateurs, soit les marchands de bois.

La phase suivante consistait à engager la planche dans une machine à rouleaux et à scies mobiles pour enlever l'écorce sur les côtés de la pièce. À l'autre extrémité, un manœuvre déposait cette même pièces sur des chaînes à crans qui la transportaient vers deux scies opposées l'une à l'autre, afin d'en couper les bouts à angle d'équerre et à la longueur désirée. Chaque planche était marquée sur des feuilles de toise, en fonction de sa longueur, largeur et épaisseur. Finalement, le produit fini sortait du moulin, en glissant sur des rampes, pour être empilé selon son épaisseur et sa largeur. À noter qu'à cette époque, tout le charroi du bois s'opérait par la seule traction animale.

En 1937, Monsieur Élisée Michaud se porta acquéreur de la scierie qui fut la proie des flammes en 1942, suite à la surchauffe d'un support d'arbre de transmission. Le brassage de l'air provoqué par la vitesse de rotation des courroies et des poulies répandit les flammes dans la scieure à la vitesse de l'éclair et en quelques minutes, tout le bâtiment ne fut plus qu'un immense brasier. Monsieur Michaud s'en sortit avec de graves brûlures aux mains, au visage et au corps.

Encore couvert de pansements, il se rendit à Joly de Lotbinière, acheta trois vieux moulins et sur le site même de l'ancienne scierie, il réussit à en ériger une nouvelle, beaucoup plus performante que l'ancienne, en l'espace de trois mois. Pourvu d'un monte bille et ayant aménagé une écluse sur la rivière pour en contrôler le niveau, le flottage du bois libérait une grande surface de terrain et apportait beaucoup plus d'espace pour le stockage du bois.

L'apparition graduelle du camion força Monsieur Michaud à perfectionner son équipement, en apportant, notamment des machines à scies groupées et deux moulins à bardeaux e cèdre. Cette scierie, avant sa vente à "Fortin et Vaillancourt" en 1955, pouvait scier plus de quatre millions de pieds de bois par année, en fournissant du travail à environ 25 employés.

Durant l'hiver 1955-1956, les nouveaux acquéreurs décidèrent de modifier tout le mécanisme de la scierie espérant conserver le même rythme de production tout en éliminant une douzaine d'employés. Comme quoi la rationnalisation n'est pas un phénomène nouveau. Ce fut la catastrophe et ils durent déclarer faillite deux ans plus tard.

Après bien des arias judiciaires, Monsieur Élisée Michaud put récupérer sa propriété qu'il revendit à Monsieur Martin Dionne en 1958. Ce dernier, avec un courage et une détermination hors du commun, réussit à rentabiliser son entreprise à l'aide d'une douzaine d'employés et une production annuelle réduite à environ 1, 500,000 pieds de bois. La diminution accélérée des réserves forestières accula Monsieur Dionne à la fermeture en 1975.

Cette scierie, démolie depuis l'époque, était sise sur le versant nord de la rivière du nord de la rivière du Sud-Ouest, à environ 150 mètres de la 7ième avenue actuelle. Dès les premiers débuts de sa construction, en 1891, par Monsieur Étienne Michaud, elle donna le nom de "Faubourg du moulin" à la partie du village où elle était située. D'autant plus qu'il exista un autre moulin à scies du côté nord-est du Lac de la Station, un moulin à planes rotatives au sud du chemin de fer en diagonale avec la gare du Canadien National, et un autre moulin, à farine, celui-ci, du côté sud-est du pont de la rivière.


Encore de nos jours, l'on à peine à comprendre comment ces hommes, avec seulement quelques années d'études primaires, ont réussi, avec autant d'ingéniosité, à bâtir et à calculer avec précision la rotation exacte de tout ce complexe de poulies et de scies et faire fonctionner ces équipements pendant toutes ces années. Nous ne pouvons que leur dire: BRAVO !


Texte et photos : Hervé Michaud Saint-Fabien

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